Sortie le 08 Octobre 2004
La Mémoire et la Mer :
- réference 10016/17 Edition luxe CD-Livre
- réference 20016/17 Edition ordinaire Digipack

Et aussi...
Dans la collection les étoiles paraîtra le 29 Octobre une anthologie regroupant tous les poèmes de Verlaine et de Rimbaud mis en musique par Léo Ferré
Léo Ferré
Verlaine & Rimbaud
Maudits soient-ils !
CD LIVRE (double) Inclus un récit fantastique illustré par Gilles Poulou
Préambule
CD1 - Rimbaud :
Les corbeaux - Ma bohème - Les assis - Les poètes de sept ans - Rêve pour l'hiver - Faim - Le loup criait sous les feuilles - L'éternité - Mort de 92 et de 93 - Les mains de Jeanne-Marie - Aube - On n'est pas serieux quand on a 17 ans - La maline - Voyelles - Le dormeur du val - Les stupra - Les douaniers - Les pauvres à l'eglise - Le buffet - Sonnet du trou du cul
Léo Ferré et Arthur Rimbaud Ecoute (30 sec/titre)
CD2 - Verlaine :
Mon rêve familier - Soleils couchants - Chanson d'automne - O triste triste était mon âme - Claire de lune - Il pleure dans mon coeur - Sur le balcon - L'espoir luit - Colloque sentimental - Ecoutez la chanson bien douce - mon fils est mort - Pensionnaires - Il patinait merveilleusement - Âme te souvient-il - Je vous vois encore - Sérénade - Si tu ne mourus pas - Green - Art poètique - Marco - Dans l'interminable - Cauchemar - Nocturne parisien - La lune plaquait
Léo Ferré et Paul Verlaine Ecoute (30 sec/titre)




 




Maudits soient-ils -- Version alternative (Titres en téléchargement libre)

- Il pleure dans mon coeur 4:06
- Sur le balcon 3:31
- Pensionnaires (les) 2:24
- Chanson d'automne 3:16
- Espoir luit (l') 2:08
- Colloque sentimental 2:20
- Clair de lune 2:41
- Soleils couchants 1:47
- Mon rêve familier 2:13
- Green 2:48
- Art poétique 2:45
- Ecoutez la chanson bien douce 2:12
- Mon fils est mort 1:58
- Il patinait merveilleusement 1:00
- Ame te souvient-il ? 1:33
- Ô triste triste était mon âme 1:29
- Je vous vois encore 0:59
- Assis (les) 2:51

léo Ferré Verlaine & Rimbaud (2° prise)


Préambule

Nous ne connaissons pas, avec suffisamment de précisons, les circonstances dans lesquelles ont été réalisés les enregistrements publiés dans ce double album. Nous sommes donc condamnés, dans l¹état actuel de nos connaissances, à la pratique délicate de la déduction et des suppositions hasardeuses. Sans compter que les diverses bandes retrouvées dans les archives personnels de Léo ne constituent sans doute pas la totalité des prises enregistrées à l¹époque lors des diverses séances. D¹autre part la qualité sonore de ces enregistrements n¹est pas toujours exempte de reproches, cependant toutes les techniques modernes de restauration ont été utilisées afin de permettre un confort d¹écoute optimal. Précisons qu¹il n¹a été pratiqué à aucun montage ni à aucune coupure, y recourir eut été facile voire tentant, mais nous tenions à préserver cet atmosphère intime du moment de la création. Ainsi, telles de petites souris indiscrètes nous devenons les témoins privilégiés de ces instants extraordinaires ou le musicien en pleine inspiration nous entrouvre les portes de son jardin secret.




Léo Ferré et Arthur Rimbaud

Les premières mises en musique par Léo Ferré de poèmes de Rimbaud ont sans doute été réalisées à la fin de la série consacrée à Verlaine. Il semble probable que, suite à son disque Aragon, Léo ait d¹abord envisagé un disque exclusivement Verlaine. Concernant Rimbaud, son souhait fût peut-être d¹aboutir « avant toute chose » l¹enregistrement de Une Saison en enfer. Il existe dans les archives un enregistrement intégral de cette ¦uvre « fleuve » de Rimbaud dont nous proposons ici quatre extraits pour compléter le présent recueil. A quel moment et dans quelles circonstances Léo décide-t-il d¹associer Verlaine et Rimbaud dans le même album, cette question reste sans réponse. Ce qu¹on peut remarquer c¹est que Léo durant cette période ne réalise « que » 13 poèmes de Rimbaud contre 24 de Verlaine, sans compter qu¹il emprunte à « Sur le balcon » la musique qui habillera désormais « L¹étoile a pleuré rose ». En revanche il revisitera régulièrement et jusqu¹à sa mort l¹¦uvre de Rimbaud. Au printemps 1979 sous le titre « Travaux en cours » Léo dresse une liste d¹une trentaine de ses propres titres suivi de : Rimbaud : Le bateau ivre, Une saison en enfer, Illuminations (suivi d¹une vingtaine de « nouveaux » poèmes de Baudelaire). Le bateau ivre sera enregistré en décembre 1980 pour figurer sur l¹album LudwigŠ, Une saison en enfer sera enfin réalisée en septembre 1991, en revanche il n¹existe à ce jour aucune trace d¹un travail concernant Illuminations. Voyelles apparaît à l¹automne 81 sur le programme d¹enregistrement de l¹album Ludwig mais ne sera pas réalisé. En 82, Voyelles apparaît de nouveau sur une liste d¹enregistrements potentiels en compagnie de Le sonnet du Š au milieu d¹une vingtaine d¹autres textes de Léo. Ces deux poèmes de Rimbaud figureront encore sur la liste pour un projet de « Disque 84/85 » qui ne verra jamais le jour. Durant l¹année 1985 Léo prépare un album consacré exclusivement aux poètes et Le Sonnet & Voyelles disparaissent alors au profit de On n¹est pas sérieux quand on a 17 ans (Roman) et de La Maline. Si c¹est album reste une fois encore à l¹état de projet, il sera néanmoins à l¹origine de la tournée « Léo Ferré chante Les Poètes » de 1986, immortalisée par le DVD capté en octobre & novembre au TLP Dejazet. C¹est à notre connaissance la seconde fois qu¹un tour de chant de Léo est intégralement consacré aux poètes. (le premier datant de...




Léo Ferré et Paul Verlaine

La première rencontre entre le musicien et le poète date de l¹année 1927. Léo Ferré ébauche la mélodie a capella de Soleils Couchants. Il est alors élève chez les frères des écoles chrétiennes, où il pratique le chant choral se confrontant aux ¦uvres de Palestrina et de Tomas Luis Da Victoria, en cachette il lit les poèmes de Mallarmé, Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. En 1935, cette fois au piano, il met en musique un autre poème de Verlaine, sans doute « Ce piano que baise une main frêle » pour lequel il n¹a été retrouvé que la partition. Avant de revenir à Verlaine, Léo Ferré consacrera une année à Guillaume Apollinaire (1952/53, La Chanson du Mal-aimé & Le Pont Mirabeau), une autre à Charles Baudelaire (1956/57, 12 poèmes de Les fleurs du mal) et le printemps 1959 à Aragon (13 poèmes dont 10 publiés en 1961). Les 24 poèmes de Verlaine proposés dans le présent recueil constitue à ce jour la quasi-totalité du travail effectué par Léo Ferré autour de l¹¦uvre de Verlaine. Il est difficile d¹établir avec précision la date de ces enregistrements, réalisés sans doute au domicile du compositeur à partir de l¹été 59, comme en témoignent les premières livraisons à la radio de Green (juin 59), de Sérénade (octobre 59) et de Art Poétique (juin 60). Des diverses bandes retrouvés dans les archives personnelles de Léo Ferré, nous avons extrait 19 titres réalisés au piano et 5 « a capella ». Concernant les 19 « piano » il existe également pour 11 d¹entre eux une seconde prise avec piano et pour 6 autres une seconde prise « a capella ». Il a été décidé lors du montage de cet album de ne publier qu¹une version par titre en optant pour celle qui nous semblait la meilleure. Nous avons désormais la confirmation du mode opératoire de Léo Ferré concernant la mise en musique des textes des poètes. Une première version « a capella » où s¹ébauche la mélodie (sur les bandes d¹origine on entend Léo annoncer le numéro de la page du recueil qu¹il utilise précédant le titre du poème). Une deuxième version au piano où la mélodie s¹affirme et prend sa forme définitive et enfin une troisième version « définitive » peut-être destinée dans le cas de Verlaine et de Rimbaud à son « orchestrateur » de l¹époque Jean-Michel Defaye. Ceux qui connaissent les versions officielles orchestrées et publiées en 1964, remarqueront à quel point...